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Gokhan Asköy
Fondateur & Artisan ITE
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Sommaire
Le Diagnostic de Performance Énergétique mesure deux grandeurs simultanément : la consommation en énergie primaire (kWh/m²/an) et les émissions de CO₂ exprimées en kg d'équivalent CO₂ par m² et par an (étiquette GES). La lettre attribuée au logement est toujours la moins bonne des deux étiquettes — ce point est essentiel pour comprendre pourquoi une ITE seule ne suffit pas toujours.
Le calcul porte sur 5 usages énergétiques réglementés :
Depuis juillet 2021, le nouveau DPE est opposable : il engage la responsabilité du diagnostiqueur et du vendeur. Les anciens DPE dits "estimatifs" (basés sur les factures) ne sont plus valides depuis le 1er janvier 2023. Si votre DPE date d'avant 2021, il ne reflète plus la réalité réglementaire actuelle et doit être refait avant toute vente ou location.
Le DPE se lit avec deux étiquettes identiques à l'échelle ci-dessous, l'une pour l'énergie primaire, l'autre pour les GES. La règle : c'est la moins bonne qui l'emporte.
| Classe | Énergie primaire (kWh/m²/an) | GES (kg CO₂ éq./m²/an) | Qualification |
|---|---|---|---|
| A | ≤ 70 | ≤ 6 | Très performant (BBC, passif) |
| B | 71 – 110 | 7 – 11 | Performant |
| C | 111 – 180 | 12 – 30 | Bon niveau |
| D | 181 – 250 | 31 – 50 | Moyen |
| E | 251 – 330 | 51 – 70 | Peu performant |
| F | 331 – 420 | 71 – 100 | Passoire thermique — interdiction de location en cours |
| G | > 420 | > 100 | Passoire thermique — interdit à la location depuis 2025 |
Source : arrêté du 31 mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique. Les seuils GES ont leur propre barème distinct.
Pour améliorer son DPE, il faut d'abord comprendre par où s'échappe la chaleur. La répartition typique des déperditions pour une maison des années 70 non isolée (parpaing, toiture sous-combles, fenêtres simple vitrage) est la suivante :
| Source de déperdition | Part des pertes thermiques | Impact de l'ITE |
|---|---|---|
| Murs extérieurs | 25 – 30 % | Traité directement par l'ITE |
| Toiture / combles | 25 – 30 % | Non traité par l'ITE |
| Fenêtres et portes vitrées | 10 – 15 % | Non traité par l'ITE |
| Plancher bas | 7 – 10 % | Non traité par l'ITE |
| Ponts thermiques | 5 – 10 % | Éliminés par l'ITE (continuité de l'enveloppe) |
| Ventilation / infiltrations d'air | 20 – 25 % | Partiellement réduit (mur plus étanche) |
La conclusion est immédiate : l'ITE agit sur 30 à 40% des déperditions totales d'une maison mal isolée des années 70 (murs 25–30% + ponts thermiques 5–10%). C'est le levier unitaire le plus puissant, devant le remplacement des fenêtres (10–15%) et même la VMC double flux (qui n'agit que sur les infiltrations liées à la ventilation).
Le piège des ponts thermiques
Les ponts thermiques de dalle — là où le plancher béton traverse l'enveloppe — sont invisibles mais représentent jusqu'à 10% des déperditions. L'isolation par l'intérieur (ITI) ne les traite pas. L'ITE les supprime entièrement en enveloppant le bâtiment d'une couche continue. Ce point est souvent sous-estimé dans les simulations DPE comparatives ITI vs ITE.
Les exemples suivants sont représentatifs des chantiers réalisés par Isopek en Gironde. Ils illustrent les gains réels observés après ITE, en tenant compte du type de construction, du matériau isolant et du système de chauffage existant.
| Type de maison | DPE avant ITE | Matériau ITE | DPE après ITE | Gain (kWh/m²/an) |
|---|---|---|---|---|
| Pavillon parpaing 100 m², années 70, gaz condensation, Bordeaux | G 480 kWh | PSG 12 cm | D 220 kWh | −260 kWh |
| Échoppe bordelaise 90 m², années 30, gaz condensation, Bordeaux | F 380 kWh | LDR 15 cm | C 165 kWh | −215 kWh |
| Maison béton 80 m², années 80, électrique direct, Mérignac | F 350 kWh | PSE 14 cm | D 210 kWh | −140 kWh |
| Pavillon R+1, 130 m², années 90, fioul, Pessac | G 450 kWh | PSG 12 cm | E 280 kWh * | −170 kWh |
* Avec chauffage au fioul, le score GES reste élevé malgré la réduction du besoin en énergie — la lettre DPE est plafonnée par l'étiquette GES. Remplacer le système de chauffage est indispensable pour passer sous E dans ce cas.
On observe que les meilleures progressions concernent les maisons avec chauffage gaz condensation : le faible facteur d'émission CO₂ du gaz ne pénalise pas l'étiquette GES, et la réduction du besoin en énergie se traduit directement en amélioration de classe. À l'inverse, le fioul est doublement pénalisé : énergie primaire élevée ET fortes émissions GES.
C'est la question que pose la quasi-totalité des propriétaires qui contactent Isopek. La réponse honnête : ça dépend du système de chauffage en place.
Si votre logement est équipé d'une pompe à chaleur (PAC air/eau ou air/air) ou d'une chaudière gaz à condensation récente, l'ITE peut suffire à gagner 2 à 3 classes DPE et atteindre C ou D. Le besoin en chauffage chute grâce à l'enveloppe améliorée, et le système de chauffage exploite mieux cette réduction. Les cas de l'échoppe bordelaise et du pavillon parpaing (tableau ci-dessus) illustrent parfaitement ce scénario.
Le DPE utilise des coefficients de conversion en énergie primaire différents selon l'énergie : 1 kWh d'électricité = 2,3 kWhEP (facteur 2,3), contre 1,0 pour le gaz. Une maison chauffée à l'électricité directe consomme donc 2,3 fois plus en "énergie primaire" qu'une maison identique au gaz, même à besoin thermique égal. Résultat : l'ITE améliore le besoin en chauffage (BDH), mais le DPE reste pénalisé par le coefficient de l'énergie.
Avec le fioul, c'est l'étiquette GES qui bloque : les émissions de CO₂ restent très élevées quelle que soit l'épaisseur d'isolant.
Pour viser le DPE C ou B
ITE + PAC air/eau ou air/air = la combinaison recommandée par France Rénov' pour atteindre C ou mieux. Cette double intervention est également éligible au parcours accompagné MaPrimeRénov' (minimum 2 gestes) avec des aides significativement plus importantes que le monogeste. Isopek peut vous orienter vers un AMO (Accompagnateur Mon Projet Rénov') partenaire en Gironde.
L'ITE n'est pas le seul geste d'amélioration. Voici les principaux leviers classés par rapport coût/efficacité, dans la logique du parcours de rénovation globale :
La toiture représente 25 à 30% des déperditions — autant que les murs. L'isolation des combles perdus (soufflage de ouate ou laine de verre) coûte souvent beaucoup moins cher que l'ITE pour une surface équivalente. Si vos combles ne sont pas isolés, c'est généralement le premier geste à réaliser. La résistance thermique recommandée est de R ≥ 7 m².K/W.
Impact majeur sur les murs (25–30% des déperditions) et suppression des ponts thermiques (5–10%). C'est le geste signature d'Isopek et le plus structurant pour les maisons des années 60–90 dont les murs en parpaing ou béton banché ont un très faible R initial (R ≈ 0,3 à 0,8 sans isolation).
Remplacer une chaudière fioul ou des convecteurs électriques par une PAC air/eau peut à lui seul faire gagner 1 à 2 classes DPE, indépendamment de tout travail d'isolation. Couplé à l'ITE, le double impact est multiplicatif : moins de besoin + meilleur rendement = économies maximales.
Le passage du simple vitrage au double vitrage (Uw ≤ 1,3 W/m².K) traite 10 à 15% des déperditions. C'est utile, mais moins décisif que l'isolation des parois opaques. À envisager si les fenêtres sont vétustes ou si les déperditions vitrage représentent une part anormalement élevée dans votre logement.
Une VMC double flux récupère 70 à 90% de la chaleur de l'air extrait pour préchauffer l'air neuf entrant. Très efficace dans les logements très bien isolés (BBC, passif) pour traiter les déperditions par renouvellement d'air. Dans les maisons F ou G, le gain est réel mais moindre que les gestes sur l'enveloppe.
Parcours accompagné MaPrimeRénov' (MPR)
Dans le cadre du parcours accompagné (minimum 2 gestes de rénovation), ITE + PAC est souvent la combinaison optimale recommandée par les AMO en Gironde. Elle permet d'atteindre une rénovation "performante" (gain ≥ 2 classes DPE) ouvrant droit aux aides les plus importantes. Isopek vous accompagne pour la partie ITE et peut vous mettre en relation avec un réseau d'artisans RGE pour les autres gestes.
Avant de vous engager dans des travaux, il est fortement conseillé de faire réaliser un DPE prévisionnel — également appelé "projection après travaux" ou "DPE projeté". Un diagnostiqueur certifié modélise votre logement dans le moteur de calcul réglementaire et simule le DPE obtenu après la ou les interventions envisagées.
Un DPE prévisionnel coûte entre 150 et 300 € selon le diagnostiqueur et la complexité du logement. C'est un investissement modeste au regard des travaux envisagés. La visite dure 1 à 2 heures selon la taille du logement. Isopek peut vous orienter vers des diagnostiqueurs partenaires certifiés en Gironde — n'hésitez pas à nous contacter pour obtenir une mise en relation.
À retenir : DPE après travaux obligatoire pour certains usages
Si vous remettez le logement en location après travaux, ou si vous souhaitez prouver que votre bien ne relève plus de la catégorie "passoire thermique" (F ou G), un nouveau DPE réalisé post-travaux est indispensable. Le DPE prévisionnel ne remplace pas ce DPE définitif : il sert uniquement à préparer et optimiser le projet.
DPE, ITE, classes énergétiques — les réponses aux questions les plus posées à Isopek.
Devis Gratuit
Isopek intervient à Lormont et dans toute la Gironde. Nous étudions votre projet gratuitement et vous orientons vers un DPE prévisionnel si nécessaire.
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